Dans l'éventualité d'une ouverture d'un bar ou d'un hôtel
à Wittelsheim, la commune va procéder à l'achat d'une licence IV. En attendant,
cette licence sera attribuée à la salle Grassegert.
Ce point qui peut à premier abord paraître anodin et
banal, révèle en réalité de grandes incohérences.
Définition :
Une licence IV donne
l’autorisation de vendre les boissons des 1er, 2e, 3e et 4e groupes : rhums, tafias, alcool de vins,
cidres, poirés, liqueurs anisées édulcorées de sucre ou glucose et autres
liqueurs édulcorées ainsi que du 5e groupe : toutes boissons non interdites.
Excusez du peu !
Les 15 000 euros que la Commune se propose ainsi de
dépenser iront, dans l'immédiat, dans la création ou l'amélioration de
la buvette de la salle communale où, rappelons-le, il n'y a que quelques
manifestations par an.
Si cet achat devait s'inscrire dans le cadre d'une
valorisation de la salle Grassegert et des manifestations culturelles à Wittelsheim
alors pourquoi ne pas l'avoir annoncé tel quel et expliqué cette
démarche ? Autrement dit cette dépense s'inscrit-elle dans une démarche
globale ou n'est elle que ponctuelle ? Dans ce cas y a-t-il un plan
prévisionnel coût/avantages ?
Toute ceci semble bien opaque, pour le moins brouillon.
Est-ce bien la
vocation d’une salle communale en principe dévolue à la culture? Dire que dans
le même temps, la commune se pose la
question pour organiser un concert coûtant 4000 euros !
Généralement, les communes qui font ce genre d’achat le
font pour conserver une licence à la suite de la fermeture du dernier débit de
boissons de la commune, pour favoriser la reprise de celui-ci. Nous n’en sommes
pas là, à Wittelsheim.
Enfin, et c'est peut-être le plus troublant, pourquoi
acheter cette licence au prix de 15 000 euros alors qu'une simple recherche
révèle qu'il y en a de nettement moins chères ? Nous connaissons
l'acheteur mais qui est donc le vendeur ?